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Dans cette Casanews n° 14, permettez-nous de vous emmener sur la réalisation d'une image qui nécéssitera un travail de retouche salvateur... Au mois de janvier, Fiat nous contacte pour la réalisation d'une photo présentant cinq nouveau modèles, avec un cahier des charges assez précis. Nous vous emmenons en coulisses de cette aventure automobile...




Le groupe de cinq véhicules que nous devions photographier, composé des Fiats Panda, Stilo, Idea, Punto et Doblo sont représentées par le slogan "Life in Primary Colors". Il nous fallait donc trouver un décor qui convienne au mieux à cette image.
Carmelo Cardacci, le responsable du service de Presse chez Fiat avait en tête comme fond un grand graffiti. Les recherches commencèrent donc dans ce sens. Les milieux de ce que l'on appelle le graff peuvent être relativement fermés, puisqu'à part de rares exceptions, l'activité reste interdite et donc illégale. Mais fort heureusement avec du temps et de la perspicacité, plusieures heures de recherche sur Internet portent leurs fruits. C'est Jazi, du Twilight Zone Posse, groupe de graffeurs de talent, qui nous indique deux endroits où l'on peut trouver des fresques de la taillle (rare) que nous cherchons. Il a même la gentillesse de joindre à son mail quelques photos pour nous donner une idée. L'un des lieux est hors des sentiers battus (dans tous les sens du terme) et donc impossible d'y placer les voitures, mais l'autre borde un parking à ciel ouvert. Fort de ces informations, nous effectuons un repérage sur place, et en effet, c'est tout à fait ce dont nous avons besoin.
Les voitures ont été réservées pour deux dates en semaine, donc impossible de faire les images le week-end lorsque le parking est désert. Nous prenons donc contact téléphonique avec la fondation des parkings pour voir ce qu'il est possible de faire. Suit le transfert habituellement adminisitratif d'interlocuteur en interlocuteur, et c'est avec une surprise aussi grande qu'agréable qu'on nous annonce que le tiers du parking sera bloqué trois jours avant pour les besoins de la photo, sans autre explication que notre bonne foi et le tout absolument gratuitement. Merci la fondation des parkings.

Parmi les autres petits défis techniques de ce mandat, soulignons le besoin d'éléctricité pour alimenter les flashs de studio. Alimentés tout d'abord par une génératrice à essence (pas très concluant, nous avons besoin de plus de 'jus' que nous le pensions), c'est finalement une personne de l'entretien du parking qui activera le courant sur la prise de notre choix.

Le décor est planté, mais les problèmes ne font que commencer...
A nous de trouver les solutions ! Une fois sur place, le soulagement de constater que la fondation des parkings a fait un boulot de maître précède de peu les inquiétudes au sujet de la lumière. En effet, les repérages ayant été faits un jour couvert, impossible de prévoir la zone d'ombre qui traverse maintenant de part en part la zone où les voitures doivent être placées.
Pour l'instant, l'image risque méchamment de donner ceci:




Les problèmes sont donc, entre autres: la différence phénoménale d'éclairage entre la fresque (qui a une importance capitale pour la photo), les résidus d'eau d'une averse récente, les lignes des places de parc... sans compter que les bâtiments situés derrière le parking n'apportent vraiment rien de d'intéressant à l'image.
La lumière ne bouge pas vraiment à notre avantage, et il faudrait sans doute attendre l'été pour avoir un éclairage idéal... Des décisions doivent être prises.

Nous réaliserons donc toute une série d'images qui vont constituer notre base de travail pour recréer la photo idéale. une image pour le fond, où la fresque est éclairée à son avantage. Deux autres pour la zone d'ombre, afin d'avoir une image exploitable des voitures, qu' elles soient sombres ou claires.
Une fois les images dans la boîte, retour au studio pour quelques heures de retouche et la création de l'image parfaite...


Découvrez les photos de la séance.
Les étapes essentielles de la retouche sont, mélanger les zones sombres du sujet (les voitures dans l'ombre) avec le décor surexposé du fond (la fresque), en prenant soin de rendre la transition entre les deux zones introuvable. Puis, effacer méthodiquement les lignes du parking (ceci comprend évidemment les reflets possibles de ces lignes dans la carrosserie). Retoucher toutes le flaques, sans toutefois rendre le bitume trop lisse et irréprochable, il s'agit d'un parking, pas d'une salle de bal.